« Utopie mon amour | Page d'accueil | Just a perfect day »

07.01.2006

J'aurais tant aimée la connaitre.

Il flotte chez moi, depuis les vacances de noel, une douce odeur de naphtaline. Ma grand mere, depuis la mort de son mari, vient passer environs une semaine par moi a la maison, pour rompre cette nouvelle solitude de veuve éplorée et pouvoir se reposer sur sa fille et ainsi se laisser aller à un constant vague-à-l'ame. Ma grand mere est une comme il en existe beaucoup: gentille mais d'un autre temps. Le gatisme rode, et la renvoit constament en 1930. Dpuis la mort de mon grand pere, elle s'accorche au passé, n'attend aucun futur. J'aime bien ma grand mere. J'aimais bien mon grand pere. Comme disait un chanteur de leur temps, il était le doux, elle était le severe. Quoi qu'il en soit, ma grand mere est le seul ancetre de la deuxieme génération qu'il me reste.

Tout le monde chante chez moi les louanges de mes grands-parents paternelles. Tout le monde, sauf moi. Je ne peux chanter les louanges de personnes que je n'ai pas connus. Enfin, ceci n'est pas forcement exact. J'ai connu mon grand pere, il est mort alors que je devais avoir 11 ans je pense, ou alors un peu moin. Le seul souvenir que j'ai de lui, c'est ce rassemblement de tous les petits-enfants autour de lui pour une photos, par une chaude aprés-midi d'été, durant un anniversaire de mariage quelconque, alors que ma tante lui disait "tu te souviens, lui, c'est le fils de Bruno! Oui, le plus jeune, c'est ça!". Mon grand pere, depuis mes 1 ans et la mort de ma grand mere, vivait dans un hospice spécialisé pour le personnes agées qui perdent peu a peu memoire et raison. J'ai aussi, au sens premier du terme, connus ma grand mere. Mais je n'ai aucun souvenir d'elle, à part cette photographie où elle tient en souriant, dans ses bras, blottit contre elle, un nourisson qu'on affirme etre moi. J'aurais tant aimée la connaitre. Il parait que je tiens d'elle. J'ai le meme grains de beauté qu'elle sur le visage. On raconte qu'elle disait toujours, quand elle parlait de moi, "Dieu et sa Grande Clemence", alors que je n'étais qu'un nourisson. Elle m'aimait sans me connaitre, je l'aime sans l'avoir connus. Il ne me reste d'elle qu'un livre de cuisine et une medaille de bapteme. J'aimerais avoir un, rien qu'un souvenir d'elle, une odeur, un gateau, un sourir, un regard. Je me sens, meme si c'est certainement illusoire, liée à elle. Plus que par mon imagination, j'aurais aimé que ce lien soit nourris par un souvenir. Ce qui me parait le plus étrange, c'est que c'est, parmis mes quatres ancetres de deuxieme génération, mon préféré. Peut etre que je l'idéalise, peut etre que j'ai tord, mais je ne le saurais jamais.

 

 

medium_femme_99.jpg
 

 

Commentaires

j'aime toujours autant la façon dont tu racontes les fragments de ta vie, j'ai pas répondu sur ton truc du nouvel an mais de tout ce que tu met sur ton blog, c'est ce que je préfère ( je met pas de loin parce que j'aime bien tout quand même^^)

Ecrit par : b'lette | 07.01.2006

c'est très touchant, on sent du bout des doigts tes idées, tu en deviens attachante, enfin pour moi, car c'est clair comme de l'eau de source et cette limpidité, on pourrait appeller cela de la sincérité aussi, un mélange subtile de l'intelligence et de l'humilité. Avec ce qui habite chacun de tes mots, l'amour le vrai, celui du coeur. Comme il doit être doux de se lover dans ton coeur...

Ecrit par : palantir | 11.04.2006

Ecrire un commentaire