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31.01.2006
L'initiation au voyage
L'invitation au voyage - Baudelaire
Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble!
Aimer à loisir,
Aimer et mourrir
Au pays qui te ressemble!
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mysterieux
De tes traitres yeux
Brillant à travers leurs larmes.
La tout n'est qu'ordre et beauté
Luxe, calme et volupté
Des meubles luisants
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre;
Les plus rares fleurs,
Mêlant leurs odeurs,
Aux vagues senteur de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
A l'âme en secret
Sa douce langue natale
Là tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entiére,
D'hyacinthe et d'or;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumiere
Là tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe calme et volupté.
(c'était un hommage à ma note de khole de français et à cette phrase qu'à dit ce jour un poete à mon propos: "vous sentez bien les choses")
21:40 Publié dans La plume des autres | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
29.01.2006
Délit de courage
Il y des jours où l'on ferait mieu de rester coucher. Il y a des jours où l'on sait qu'on ferait mieu de rester coucher. Samedi était un de ces jours maudit.
Et la malediction s'est abattu sur moi dés 3h du matin. Car n'est-ce pas une heure idéal pour une raclette entre amis, hum? en tout cas l'idée a eu l'air de plaire à mon frere qui a débarqué avec deux de ses amis a cette heure matinale pour engloutir fromage fondus et saucisson. Et bien sur, une raclette sans rires viriles ce n'est pas une vrai raclette. Resultat, j'ai dormi par tranche (de fromage). Une fois à trois heure, une fois à cinq heure... et une fois à six heure dix. Sauf que la, ce n'était plus par des rires (qui étaient entre temps partit à Angouléme) mais par ma chaine hifi. Soupirant, je me léve, priant pour que quelque chose arrive pour que je puisse rester dans mon lit. Et, oh! miracle, ma petite bourgade et sous la neige. Sous 15 cm au moin de neige, qui tombe encore et encore. Que demander de plus!! Personne ne roule, et puis de toute façon je ne peux pas sortir la voiture pour aller a la gare, et puis de toute façon il n'y aura pas de train! Sourir aux levres, je me glisse à nouveau dans mon lit encore chaud... Et ça aurait du s'arreter la. J'aurais du me reveiller à onze heure, me planter devant la télé, enchainer sur une journée coooooooool...
Mais non. Desfois je me dis que je cherche vraiment à etre le moucheron. En effet, lorsque dix minutes plus tard, mon pére frappe à la porte pour me demander si j'avais oublié de me reveillé ou si j'avais fais exprés de me rendormir, je lui dis que ya trop de neige et que je ne veux pas prendre la voiture. Il me demande gentillement si je veux qu'il m'amene jusqu'à la gare, je lui dis non... et il me laisse me rendormir. Et alors la, je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Un truc incroyable, qui ne m'est jamais arrivé. Je me suis dis, je sais pas pourquoi, allez, je suis courageuse, j'ai deux heures de français, je vais y aller, je ne vais pas etre fénéante, je suis courageuse, j'y vais. Et, je me suis levée. Non mais vraiment, je me suis levée, je suis allée dire à mon pere que finalement je veux bien qu'il me conduise. Bien sur il me restait dix minutes pour me preparer. Une fois montée dans la voiture, je me suis dis "mais quelle conne, je pourrais etre dans mon lit". Je me suis aussi dis ça quand finalement le train est passé, quand en plus mon compagnon de gare ne m'attend pas alors que je suis à l'heure, quand mon prof de français est arrivé et a commencé à débitter son cour ennuyeux comme la pluie, quand je n'ai plus senti mes pieds à cause du froid, et quand j'ai appris qu'il fallait une deuxieme langue pour aller en Khâgne moderne et pour passer Lyon.
Cette experience m'a faite venir à la conclusion suivante: le prochain qui dit que je suis fenéante, je lui mets mon poing dans la figure! (sans etre violente bien sur).

14:29 Publié dans Day by Day | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
27.01.2006
Correspondance engagée
Mon professeur de latin est un adepte du "c'était mieux avant". Chaque cour, sur deux heures, nous avons le droit à une bonne demie-heure d'exposé visant à nous prouver "pourquoi est-ce qu'on était plus heureux en Italie sous le reigne de Jules Cesar". Nous avons eu le droit aujourd'hui à un véritable réquisitoire contre les jeunes qui n'avaient que deux cent mots de vocabulaire alors qu'il connaissait des paysans qui parlait au passé simple sans se tromper! Bien sur cela n'entraine que chez nous sourirs amusés et regards entendus. Mais, l'autre jour, il nous a parlé de la correspondance epistolaire. Et je suis repartie quelques minutes en enfance...
... il y a chez moi, profondement ancré, une veritable passion de la boite aux lettres. J'étais mademoiselle courrier. Faisant les 400 pas dans ma cuisine d'où emanait de delicieuses odeurs, j'attendais la sonnette d'alarme annonçant le passage du facteur: les aboiments de mon chien. Dés que le monstre se mettait à japper tout ce qu'il savait, je me précipitais à la fenetre pour regarder mon vieux facteur glisser dans la boite aux lettres les précieuses missives. Une fois qu'il était remonté sur son vélo, je sortais en courant pour ouvrir le receptacle. Prenant febrilement les lettres dans mes mains, je me refuser de regarder s'il y en avait une pour moi avant d'etre revenu à la maison. Je savais bien que personne ne m'écrivait, mais j'avais toujours cette imperceptible espoir que quelqu'un avait penser à moi. Quand je revenais à la cuisine, tout le monde était attablé. Je distribuais les lettres une à une a mon pere, ma mere, mes freres. Je gardais les publicités pour moi, vu que c'était la seule chose qui n'était destinée à personne. Les dimanches ou jour de gréves, je m'amusais avec ma tante et ma cousine à la postiere. Mon frere créait des timbres à l'ordinateur et faisait le facteur. Moi je vendais les enveloppes. Et nous nous écrivions de courtes lettres, mais au moins tout le monde en avait une à chaque passage du facteur. J'attendais les vacances juste pour reçevoir des cartes postales. Et quand j'en recevais enfin une, cela éclairait ma journée. Je m'empressais d'y repondre avec une grande application, et j'allais toute heureuse jusqu'a la poste glisser ma lettre par la petite fente magique, en me disant que j'aurais surement une reponse dans les jours suivants...
... alors voila, je me suis dis que j'allai renouer avec ma traddition enfantine. J'ai décidé de réecrire des lettres. D'abandonner le mail (sauf urgence ou fichiers joints) pour ma plume et mon papier rose (qui est en fait jaune) trop longtemps restés au tiroir. J'ai décidé de renouer le contact avec mon postier (qui s'est tranformé en postiere entre temps). Bien sur, pour écrire des lettres, il faut avoir quelqu'un à qui les envoyer. J'avais bien autrefois une correspondance avec des gens de colos, mais cela ne durait généralement pas. Et puis, détails non sans importance, j'ai passé l'age de la colo. Alors je cherche activement des correspondants réguliers et à longs termes, ayant des choses à dire et une ortographe à peu prés aussi potable que la mienne. Vous étes interessez? Je m'en réjouis.... vous n'avez plus qu'à m'envoyer votre adresse par email!

20:55 Publié dans Pensée intrastram | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
24.01.2006
Red Light
RED LIGHT - THE STROKES
Two can be complete without the rest of the world
Two can be complete without the rest of the world
Do it for the people that have died for your sake
An entire generation that has nothing to say
How'd yoo make your way to me?
Let's say you made a deal with me
And I got your name and your home address
And you're all trashed up with your big red belt
I would almost say that you might need help
I could drop you off at the next red light
If it don't make sense or it don't feel right
All the girls could never make me love them the way I love you
Can't you see the sky is not the limit no more?
I can see the elevator crashed the floor
I can still see yesterday sailing away
Seven billion people who got nothing to say
Are you coming on to me?
I saw your face then I heard that song
It was so inviting it hurt my bones
Well it looks like you but your eyes are grey
And your hair is gone but your mind's okay
Yes I like your smile but your forehead's cold
I don't want you to be afraid and go
I would cheat and lie and steal now I'll stay at home and kneel for you
I was waiting
For my baby, to arrive
Right by my side
Oh please
Leave me alone tonight
Forget the past
Two can be complete without the rest of the world
Oh you know I said it just to get you to laugh
Do it for the people that have died for your sake
And entire generations of entertainers
The light is red
The camera's on.
Get yourself a lawyer and a gun.
Hate your friend's new friends like everyone.
Childhood's end can be so competitive,
Oh sky's not the limit and your never gonna guess what is...

21:46 Publié dans Bande son | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22.01.2006
Stream of Consciousness
C'est le mot à la mode dans le petit monde hypockagneux: le flot non controler de pensées hetéroclytes, alors que l'hiver éclate. Et je me souveisn que c'était une pratique courante vaant sur ce blog, quand je me défoulais sur mon clavier, en écrivant un peu tout et n'importe quoi! Alors pourquoi pas renouer avec la tradition hum? Parce que, maintenant que je sais presque reflechir, j'ai essayé de trouver les causes qui m'ont fait arreter... Et j'en suis venu à la déduction suivante: la peur. C'est malheureux, mais je ne vois que ça. Parce quen maintenant, beaucoup de gens que je connais vraiment lisent mon blog, alors je peux plus difficilement balancer sur tout et tout le monde, et puis qui sait, peut etre que je deviens sage avec les mois... il faut aussi dire que je suis encore éléve d'un lycée, et qui dit etre eleve dit etre surveillé par des superieurs qui, au lieu de faire correctement leur travail d'administration d'un établissement scolaire, s'amusent à degoter sur la toile les blogs de leurs éléves qu'ils trainent ensuite devant les tribunaux pour propos injurieux. Comme s'ils n'avaient pas été des éléves qui, 40 ans plus tot, caricaturaient leurs professeurs et battaient les pavés! Car meme les bons mots d'esprits cynique et presque drole sont censurés. Meme les photos de foule peuvent vous valoir une bonne petite amendes. Bientôt, on ne pourra meme plus prendre un chien en photos sans que Brigitte Bardo nous signe une autorisation! Pauvre France à la langue de bois...
(p.s: si, aprés publication de cette note, vous ne pouvez plus avoir accés à mon blog, c'est qu'il aura été fermer par les autorités pour propos diffamatoire contre les chiens (ou contre Brigitte Bardo, c'est pareil). Ou alors, si il n'y a plus de MAJ pendant une semaine, c'est que les RG m'auront fiché et la CIA abattu dans mon sommeil. Amis, RESISTONS!)

14:00 Publié dans Good mood Bad Mood | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
17.01.2006
J'aurais pas mieux dit moi meme!
21:45 Publié dans Le reste du monde | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
15.01.2006
Dans la famille films engagés, je voudrais...


13:54 Publié dans Pellicule sur écran blanc | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
13.01.2006
Chronique sans fin
Littoral est une piece écrite par Wajdi Mouawad. Elle parle d'un jeune homme qui apprend, pendant une nuit de débauche, la mort de son pere qu'il n'a pas revu depuis sa naissance, ou presque. Sa mere étant morte en couche, il doit seul s'occuper d'enterrer son pere, et de deterrer son passé.
Deja conquises l'année derniere avec le poignant Incendies, Ludivine et moi nous sommes précipitées au théatre jeudi soir en apprenant que Wajdi nous revenait avec une nouvelle oeuvre, mise en scene par Magali Léris. Rien ne pouvait gacher notre soirée. J'avais reussi mon crénau, les places nous attendaient au chaud, et il y avait meme un bus de carthésien avec Marie-Marthe, notre bien aimée bibliotécaire qui nous manque terriblement dans le moche CDI de Blaise. Biens placées au premier balcon, nous fremissions d'impatience. Et, quand la lumiere s'éteignit et que Wilfried entra sur scene, je replongeait avec délice dans l'univers du théatre. La premiere partie est drole, avec une mise en scene originale, des acteurs encore heureux de jouer, un chevalier de Guiroméland qui nous donne envie d'etre une princesse dans la pus haute chambre de la plus haute tour. Aprés un petit entracte, la deuxieme partie s'enchaine, émouvante, avec un autre rythme, un autre pays, le meme décor. L'intrigue avance, se denoue au fur et à mesure. Nous attendons l'apotéose, la clé de toute l'histoire, le lieu propisce à l'enterrement du corp. Ils l'ont trouver, ça y est, ils vont le mettre à la mer... mais il faut d'abord faire ses adieux au cadavre. Au pere. Une scene magnifique se prépare. Et, alors qu'elle commence, un drole de bruit retentit dans le théatre. Comme si une ambulance était entrée dans le théatre, siréne à plein poumons. Les acteurs continuent, le public s'interroge... Lorsqu'une voix grave nous invite, nous ordonne d'évacuer les lieux à cause d'une alerte incendie. Nous nous regardons, perplexe. Ce n'est pas une mauvaise blague, non, il nous faut nous lever et sortir du théatre. Les comédiens, aprés s'etre concertés du regard, quitte la scene, dépités. Nous voila donc, sur les marches du vieu batiment qui n'a pas du tout l'air de bruler. La responsable de la comédie sort, nous expliquant, avec un air navré qu'elle ne sait pas ce qui s'est passé, mais que les pompiers font le tour et que les comédiens sont pret à reprendre. Ouf, nous verrons la fin. Mais personne ne sait ce qu'il s'est passé. Apparement, cela ne peut pas etre quelqu'un qui a déclencher l'alarme car les couloirs sont surveillés... quoi qu'il en soit, on rerentre dans le hall, attendant avec impatience de retrouver nos siege, Wilfried, son pere, la mer. Tout ce petit univers ne tient qu'au coup de fil du pompier en chef. Coup de fil qui n'arrive pas...
Les comédiens sortent à leur tour, on leur a aussi expressement fait comprendre qu'il fallait évacuer. Mais ils sont applaudis sous un tonnerre d'applaudissement. Ils ont les larmes aux yeux. La metteur en scene sort avec eux, nous expliquant à regret que la fin du spectacle est annulé. Elle nous propose alors, dans le hall du théatre, une italienne (le filage du texte nldr). Mais meme ça, les pompiers le refusent, ils veulent voir tout le monde dehors. Malgrés leur avertissement pressant, la metteur en scene nous fait un rapide résumé de la fin, de la scene boulversante de la fin... et le cadavre accepte de nous faire, comme ça, sa derniere tirade, la derniere de la piece. Nous sommes tous la, collés les un aux autres, regardant avec des yeux brillants les comédiens qui, se mettant en "place" sur les escaliers du hall, jouent avec émotions la derniere tirade. Tonnerre d'applaudissement à nouveaux, pour la larme qui coule sur la joue du chevalier Guiromélans. Nous quittont enfin, au grand soulagement des pompiers, le hall de l'opéra,avec un gout amer dans la bouche, que nous semblont partagé avec les comédiens: celui d'un travail non finit, d'un monde laissé en suspension, d'une histoire non finit dont nous ne saurons jamais la fin.

14:54 Publié dans Day by Day | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10.01.2006
On prend les meme et on recommence
Tim Burton pourrait prochainement retrouver son comédien fétiche Johnny Depp dans l'adaptation cinématographique de la comédie musicale "Sweeney Todd". | ![]() |
Johnny Depp/Tim Burton : sixième ! La collaboration entre le comédien et le metteur en scène pourrait se poursuivre très prochainement. Alors que les deux hommes ont déjà travaillé ensemble à cinq reprises, Charlie et la chocolaterie étant le dernier projet en date, le tandem est susceptible de signer pour un nouveau projet. Il s'agit de l'adaptation cinématographique d'une comédie musicale écrite par Stephen Sondheim et intitulée Sweeney Todd. Burton avait déjà tenté de monter ce film avec la Warner, sans succès. Depuis, le projet était passé entre les mains de Sam Mendes (American beauty), qui a récemment déclaré forfait.
Noir, c'est noir
Sweeney Todd ne jure pas avec l'univers macabre de Tim Burton. La pièce se déroule à Londres et raconte l'histoire d'un barbier démoniaque, qui a la fâcheuse habitude de trancher la gorge de ses clients. Le rôle serait interprété à l'écran par Johnny Depp. Cette comédie musicale, créée en 1979, a déjà remporté huit Tony Awards et a récemment été reprise à Broadway. Le scénariste John Logan (Gladiator, Aviator) s'est chargé d'adapter le texte de la pièce pour le grand écran.
CF Allociné.com
21:25 Publié dans Cinénews | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Just a perfect day
Lou Reed - Perfect Day
Just a perfect day
Drink Sangria in the park
And then later, when it gets dark, we go home
Just a perfect day
Feed animals in the zoo
Then later a movie too, and then home
Oh, it's such a perfect day
I'm glad I spend it with you
Oh, such a perfect day
You just keep me hanging on
You just keep me hanging on
Just a perfect day
problems all left alone
Weekenders on our own it's such fun
Just a perfect day
you made me forget myself
I thought I wassomeone else, someone good
Oh, it's such a perfect day
I'm glad I spent it with you
Oh, such a perfect day
You just keep me hanging on
You just keep me hanging on
You're going to reap just what you sow
You're going to reap just what you sow
You're going to reap just what you sow
You're going to reap just what you sow

20:12 Publié dans Bande son | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
