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15.04.2006

Ce n'est qu'un jour ordinaire...

à J.

 

C'est un jour ordinaire qui commence. Le pale soleil d'un debut de printemps commence à réchauffer Dame Nature toute engourdie des derniers assaults d'un hiver tenace. Le paysage, derriere la vitre du bus, est toujours le même, seuls les arbres ont rosis devant les soins que leur prodigue à nouveau l'astre d'avril. Une douce musique berce ses oreilles et accompagne ses pensées. Elle songe à la journée qui s'annonce. Il ne faut pas qu'elle oublie d'aller demander à son professeur de philosophie le titre du livre qu'elle a à étudier pour son concour de fin d'année. Il faut aussi qu'elle demande à sa voisine de français si elle peut lui emprunter son cd de ce chanteur qu'elle aime tant... De fil en aiguille, d'amie en ami, elle pense à lui. Comme toute jeune fille de son age, les marivaudage de l'amour sont son sujet préféré de vague-à-l'ame. Bien sur elle est céibataire, bien sur elle en a marre, bien sur elle rêve de vivre une nouvelle histoire passionnée. Et, lorsque quelques mois avant, ses amies la charriaient sur le fait qu'elle ferait un beau couple avec lui, elle riait légérement tout en jetant vers lui un coup d'oeil curieux et mutin, sans pour autant y preter plus d'attention. Mais voila, elle avait commencer, par ennui ou par faute de coup de foudre, à penser à ce qu'il se passerait si ses amies avaient raisons. Son regard commença à changer. C'est vrai qu'il était un des garçons les mieux de la classe, il était gentil, intelligent, il la taquinait souvent et ils n'avaient aucun mal à rester ensembles à parler. Plus le temps passait, et plus elle pensait à lui. Si ça se trouve... lui aussi pensait à elle. Aprés tout, pourquoi pas?

Sans qu'elle s'en rende compte, elle avait commencer à preter attention à de petites choses qui avant passaient inaperçues. Et plus l'année avançait, plus elle tenait compte des mots employés, des regards, des attentions, des frolements de mains, de tout ces petits riens qui font que l'on frissone malgré nous. Son coeur, ses amis, tout la poussait à aller vers lui. Et lui ne reculait pas. Maintenant elle attendait. Elle languissait, telle une princesse dans sa tour, qu'il vienne à elle. Elle mettait plus de soin à se préparer le matin, elle souriait à l'idée qu'il serait la, à l'attendre, lorsqu'elle descenderait du bus et qu'ils auraient, comme chaque matin, ce petit moment privilégié en tête à tête, où tellement de chose pourraient se passer...

Le bus s'arrete, elle regarde presque inconsciement si il est là. Bien sur qu'il est là... il l'attend. Et, tout en descendant les quelques marches de son car, la seule chose que son coeur espere, c'est que cette journée ne soit pas exactement ordinaire...

 

 

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Commentaires

B+J= why not ?

Ecrit par : Antoine | 15.04.2006

B. et J. ... Quelles initiales énigmatiques ! ;-) Don't be so jalous Mr Marquet !

Ecrit par : Saturnin-Edouard | 19.04.2006

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