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14.05.2006

Sous le condriaque

(ceci est un texte que j'ai écris à l'occasion d'un atelier d'écriture, le théme étant de raconter une mannifestation anti CPE sur un ton donné, le mien étant l'hypocondriaque)

 

Cher journal,

Aujourd’hui, j’ai failli mourir. J’ai cru que le Seigneur me rappelait à ses côtés. Jamais je n’oublierai cette expérience aussi traumatisante.

Je m’en allais ce matin acheter ma baguette dans la petite boulangerie au coin de l’avenue Charles de Gaule et de la rue des pots de fleurs. La journée semblait paisible, et la petite douleur au bras que j’avais ce matin avait disparu, avec un peu de chance l’amputation ne sera pas nécessaire. Cependant, un doute m’envahit lorsque je vis, à l’entrée du boulevard, un groupe d’hommes en uniformes bleus foncé. Etrange, me dis-je, y a-t-il eu un cambriolage ? Un meurtre ? Une bombe ? Je continuais pourtant mon chemin en passant loin d’eux. Ce ne fut que quelques instants plus tard, lorsuqe je ressortis de la boulangerie, que je compris quel danger je courrais : une horde de manifestant criant slogans et brandissant panneaux anti-CPE s’approchait dangereusement du tas de gardiens de la paix… et, oh ! Horreur, le choc allait avoir lieu juste sous mes yeux ! Je pouvais déjà entendre le cliquetis des matraques mélangé aux slogans révolutionnaire. Mais voilà justement un policier en arme qui s’approche de moi, il me prend pour un manifestant, oh non, il me dit quelque chose, des menaces sûrement, ma peur et la bombe lacrymo qu’il tient m’empêche de comprendre ce qu’il dit. Je cours loin de lui, mais soudain je sentis une odeur âpre entrer dans mes narines. Je ne voyais plus rien, me yeux ne s’ouvraient plus, ça y est, j’étais aveugle ! Et je ne pouvais plus respirer à cause de cette horrible fumée… j’allais mourir étouffé, et je m’évanouis, croyant vivre mes derniers instants. Mais le seigneur est clément, il m’a laissé encore une chance : je me suis reveillé, les malotrus semblaient être loin de la rue des pots de fleurs. J’étais à nouveau sauvé, alléluia.

Par contre, ma baguette avait disparu, elle fut sacrifiée et le seigneur la pris comme victime à ma place… paix à son âme !

 

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