15.05.2006
Le temps des oiseaux
D'un côté, celui dont je vous rabache les oreilles, ma decouverte des eurocks, celui dont la voix, les textes, le violon, la guitare me transportent, bref, l'unique, le grand Andrew Bird.
De l'autre côté, celle que je viens de voir dans un show-case intimiste, rigolote, pianiste douée, poéte, à la voix aussi cristalline que parfois jazzy, la jolie et fraiche Emilie Loizeau. On sent dans ses chansons tristes une mélancholie profonde, qui nous transporte dans pétales d'une rose en larmes éclose. On rit des sonorités enfantines et des fées qui salent la mer. On pulse avec Boby Chéri. Ce premier album apparait comme une boite à musique, qui nous emmenent à L'autre bout du monde (titre de l'album, nldr). Et en plus, elle est gentille, et elle sourit quand je lui parle de ma rencontre musicale avec Andrew Bird, celui qu'elle appelle (sur la dédicace de l'album fraichement acheté vous l'aurez deviné) le "Grand Bird".
Quand ces deux la se rencontrent, cela donne: London Town... "London town, my heart is falling down, Will it brake on the ground for you, I'm in love in London town"

21:05 Publié dans Bande son | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
14.05.2006
Sous le condriaque
(ceci est un texte que j'ai écris à l'occasion d'un atelier d'écriture, le théme étant de raconter une mannifestation anti CPE sur un ton donné, le mien étant l'hypocondriaque)
Cher journal,
Aujourd’hui, j’ai failli mourir. J’ai cru que le Seigneur me rappelait à ses côtés. Jamais je n’oublierai cette expérience aussi traumatisante.
Je m’en allais ce matin acheter ma baguette dans la petite boulangerie au coin de l’avenue Charles de Gaule et de la rue des pots de fleurs. La journée semblait paisible, et la petite douleur au bras que j’avais ce matin avait disparu, avec un peu de chance l’amputation ne sera pas nécessaire. Cependant, un doute m’envahit lorsque je vis, à l’entrée du boulevard, un groupe d’hommes en uniformes bleus foncé. Etrange, me dis-je, y a-t-il eu un cambriolage ? Un meurtre ? Une bombe ? Je continuais pourtant mon chemin en passant loin d’eux. Ce ne fut que quelques instants plus tard, lorsuqe je ressortis de la boulangerie, que je compris quel danger je courrais : une horde de manifestant criant slogans et brandissant panneaux anti-CPE s’approchait dangereusement du tas de gardiens de la paix… et, oh ! Horreur, le choc allait avoir lieu juste sous mes yeux ! Je pouvais déjà entendre le cliquetis des matraques mélangé aux slogans révolutionnaire. Mais voilà justement un policier en arme qui s’approche de moi, il me prend pour un manifestant, oh non, il me dit quelque chose, des menaces sûrement, ma peur et la bombe lacrymo qu’il tient m’empêche de comprendre ce qu’il dit. Je cours loin de lui, mais soudain je sentis une odeur âpre entrer dans mes narines. Je ne voyais plus rien, me yeux ne s’ouvraient plus, ça y est, j’étais aveugle ! Et je ne pouvais plus respirer à cause de cette horrible fumée… j’allais mourir étouffé, et je m’évanouis, croyant vivre mes derniers instants. Mais le seigneur est clément, il m’a laissé encore une chance : je me suis reveillé, les malotrus semblaient être loin de la rue des pots de fleurs. J’étais à nouveau sauvé, alléluia.
Par contre, ma baguette avait disparu, elle fut sacrifiée et le seigneur la pris comme victime à ma place… paix à son âme !

12:01 Publié dans Pensée intrastram | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.05.2006
Blow Up
Michelangelo Antonioni. Vanessa Redgrave et David Hemmings. 1967.

Londres. La photographie. Le rock. Le jazz. L'illusion. L'amour. Le sexe. La mort. Le tennis. Des images, des images, des images et encore des images. Surtout plus de frontiere.
Un chef d'oeuvre.
15:50 Publié dans Pellicule sur écran blanc | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
05.05.2006
Chronique de Saussure
Les pieds, c'est sacré. Mes pieds sont sacrés. Ils sont les seuls à toucher terre. C'est pour cela que j'aime les pieds en liberté. Je n'aime pas les chaussures. Je prefere laver mes pieds que mes chaussettes. Meme sur les cailloux, sur l'herbe, le béton chaud, je marche pied-nud dés que je peux.
C'est pour cela qu'acheter des chaussures représentent pour moi un calvaire. D'abord, parce que je suis difficile, et deuxiemement, parce que, oui, j'ai des grands peids. Et vous savez ce qu'on dit, grands pieds, grandes chaussures. Sauf que, les grandes chaussures pour femme, cela n'existe pas. Jusqu'ici, je n'étais contentée de tongues en été et de converse/doc en hiver. Sauf que voila, un jour arrive où il faut bien s'acheter des nues-pieds (pour un marriage, j'avoue que c'est quand meme plus classe). Et meme si le nom "nue-pied" et alléchant, tout comme les "ballerines" pour une danseuse comme moi ne semble poser aucun probléme, trouver des chaussures reste un sport pour moi.
Ayant deja fait moulte fois tous les magasins de Clermont (qui ne sont pas nombreux), ma mere décida qu'il fallait passer à la pointure (de ville) au dessus: l'idée lui vint d'aller dans la verte capitale de Rhone-Alpes, Lyon. Parce qu'à Lyon, ya des centres commerciales immense (du moin qui semblent immenses lorsque l'on vient de la campagne), et si dans tout ça ya pas UN 42, et bien la seule solution fut qu'on m'amputasse le pied. Prenant une journée de vacances et notre courage à deux mains, nous sommes donc allées hier passer la journée "à la ville".
Le centre commerciale de La Pardieu se compose de, pfiou, 400000 magasins environs. Dont 5 magasins de chaussures. Bon, on en élimine 2, qui même s'ils ont la taille recherchée, font des chaussures à la mode de pointe, c'est à dire moche et super cher. Nous entrons donc dans le premier magasin dont je ne nommerais pas le nom (parce que je l'ai oublié j'avoue). Je repere quelques modéles qui peut etre pourraient convenir, mais oh! surprise, la plus grande taille disponible est le 37. Ma mére, qui pense qu'une contribution des vendeurs est une obligation, demande si par hasard ils n'en auraient pas, du 42. La vendeuse répond non, juste en basket, mais qu'il faut essayer les 41, certains taillent grands. Le probleme, c'est que tous les modéles qui taillent grand ont une autre particuliarité: ils ne me plaisent jamais: entre ceux qui me font des pattes d'ours, les roses bonbons ou les en peaux de crocodile. Nous profitons que la vendeuse soit partit chercher le 23 modéles qui taille grand pour sortir en courant du magasins.
Comme nous avons l'habitude de ce genre d'aventures, nous ne nous décourageons pas et entrons dans le deuxieme magasin. Là encore, aucun 42, nous dit le vendeur (encore heureux parce que les chaussures étaient encore plus moche que dans l'autre magasin). Ma muty commence à raler un peu, lui demandant avec un air de desespoir complet quels choix restait-il aux malheureuses à grands pieds. Heuresement, mosieur le vendeur qui sait tout nous dit qu'il existe des magasins spécialistes (à l'autre bout de Lyon of course, sinon cela aurait été trop facile), des magasins "pour tailles extraordinaires", pour les gens dont les pieds auraient été atteint par Tchernobyle. Nous sortons du magasins en lançant un vague merci.
Troisième et dernier essai avant le scalpel sur mes doigts de pieds: nous entrons dans eram (la je me souviens de la marque parce que desormis, j'ai un autel qui leur est dédié dans ma chambre). Les modéles sont plutôt pas mal, mais je ne m'attend pas du tout à trouver mon bonheur. Quand, tout à coup, au detour d'une semelle, je vois inscrit ces petits chiffres: 42. Aprés quelques instants de stupeurs et d'hésitation, je m'assois, enleve mes converses et passe la ballerine blanche à mon pied. J'ai l'impression d'être Cendrillon: ELLE ME VA!! je me leve pour courir le dire à ma mere, mais là se produit un événement des plus étrange: je perd la chaussure en route. Je n'y crois meme pas: elle est trop grande! C'est le comble. Forte heureusement, toutes les tailles ne sont pas en magasin. Nous kidnappons une vendeuse, et lui faisons vider sa reserve. Elle a faillit devenir folle à force d'aller-retour, mais si la palme de la vendeuse la plus dévouée est crée, je le lui discernerais. Enfin, il faut aussi dire que pour la remercier, nous sommes sortit de la avec 2, j'ai bien dit 2 paires de chaussures achetées. Notre bonheur trouvé, nous pouvions repartir dans notre campagne le coeur leger.
Cette petite aventure, en plus de m'avoir apporter deux paires de chaussures, m'a apporté une autre satisfaction: la promesse d'une paire de converse bordeaux et la quasi-certitude d'être fourni en étoile All Star chaque fois que le besoin s'en ferait sentir....
... décidement, j'aime mes pieds plus que jamais!

13:42 Publié dans Day by Day | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note